« Apprendre les gestes qui sauvent » : Entretien avec un formateur en secourisme

**Propos recueillis auprès de Marc Dubois, formateur certifié chez Defi-Formation.ch, spécialiste en premiers secours depuis plus de 15 ans.**
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Pourquoi est-il si crucial d’apprendre les gestes qui sauvent aujourd’hui ?

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Marc Dubois : Chaque minute compte lors d’un arrêt cardiaque. En Suisse, moins de 30 % des témoins interviennent avant l’arrivée des secours. Pourtant, un massage cardiaque immédiat double, voire triple les chances de survie. Apprendre les gestes qui sauvent n’est pas un luxe, c’est une responsabilité citoyenne. Chez Defi-Formation.ch, nous insistons sur le fait que n’importe qui, sans matériel, peut faire la différence : une simple compression thoracique peut maintenir une circulation sanguine vitale.
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Quels sont les premiers gestes que vous enseignez à un débutant ?

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Nous commençons toujours par la sécurité : vérifier que l’environnement est sûr pour le sauveteur et la victime. Ensuite, nous apprenons à évaluer l’état de conscience : poser une question simple, comme « Vous m’entendez ? », et stimuler les épaules. Si la personne ne répond pas et ne respire pas normalement, on passe à l’alerte : appeler le 144 (ou le 112) et activer le mode haut-parleur. Puis, on enchaîne avec le massage cardiaque : 30 compressions au milieu du thorax, à un rythme de 100 à 120 par minute. Enfin, on initie à l’utilisation du défibrillateur (DAE), qui guide vocalement l’utilisateur. Ces étapes forment la base de « apprendre les gestes qui sauvent ».
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Beaucoup de gens hésitent à intervenir par peur de mal faire. Que leur répondez-vous ?

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C’est la peur la plus fréquente, et elle est compréhensible. Mais je rappelle toujours qu’en cas d’arrêt cardiaque, la victime est déjà cliniquement morte. Ne rien faire est la seule erreur fatale. Même si vous cassez une côte (ce qui est fréquent et réparable), vous sauvez une vie. Nos formations chez Defi-Formation.ch sont conçues pour dédramatiser : nous mettons l’accent sur la pratique avec des mannequins et des simulations réalistes. Après 4 heures de cours, 95 % de nos participants se sentent capables d’agir. L’important est de remplacer la peur par une action simple et efficace.
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Quelle est la différence entre une formation de base et une formation avancée chez vous ?

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La formation de base (par exemple le cours « Sauveteur » de 2 jours) couvre les gestes essentiels : arrêt cardiaque, étouffement, hémorragie, malaise, et position latérale de sécurité. C’est le minimum pour apprendre les gestes qui sauvent dans la vie quotidienne. La formation avancée, comme le cours « Premiers secours en entreprise », ajoute la gestion des blessures spécifiques (brûlures, fractures), l’utilisation avancée du DAE, et des scénarios d’accidents multiples. Nous proposons aussi des modules pour les parents (nourrissons et enfants) ou pour les sports extrêmes. L’objectif est toujours le même : donner confiance et autonomie.
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Comment se déroule concrètement une session chez Defi-Formation.ch ?

Nos sessions sont interactives et dynamiques. Un groupe de 8 à 12 personnes maximum, pour un suivi personnalisé. On commence par une partie théorique courte (20 minutes) sur les signes d’urgence, puis on passe immédiatement à la pratique. Chaque participant répète les gestes sur des mannequins adultes et enfants. On utilise des DAE de formation qui simulent des scénarios réels. Nous insistons sur la coordination entre sauveteurs : l’un masse, l’autre appelle, un troisième cherche le DAE. À la fin, un test pratique valide les compétences. Les participants repartent avec un certificat reconnu par le SSUP (Service de Secours d’Urgence Public).
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Quels sont les mythes les plus tenaces que vous combattez ?**
Le premier mythe : « Il faut souffler dans la bouche pour faire du bouche-à-bouche. » Faux ! Pour un adulte en arrêt cardiaque, les compressions seules sont suffisantes et recommandées. Le deuxième : « Le DAE est trop compliqué pour un non-professionnel. » En réalité, l’appareil analyse le rythme cardiaque et ne délivre un choc que si nécessaire, avec des instructions vocales claires. Le troisième : « Si la personne respire, elle n’a pas besoin d’aide. » Non, une respiration anormale (agonique) est un signe d’arrêt cardiaque imminent. Apprendre les gestes qui sauvent, c’est aussi déconstruire ces idées reçues.
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Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut se former mais manque de temps ?**
Je dirais : investissez 4 heures de votre vie. Nos cours compacts du soir ou du samedi sont conçus pour les emplois du temps chargés. Vous pouvez aussi suivre un module en ligne de 30 minutes pour les bases théoriques, puis une session pratique de 2 heures. Chez Defi-Formation.ch, nous avons des formations flexibles. Rappelez-vous : le temps que vous passez à apprendre les gestes qui sauvent peut être le temps que vous gagnez pour sauver un proche. C’est le meilleur retour sur investissement possible.
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Un dernier mot pour nos lecteurs ?**
Oui : n’attendez pas qu’un drame vous frappe pour agir. Chaque année en Suisse, 8 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque extrahospitalier. Seulement 5 % survivent. Mais avec une formation de base, ce taux peut monter à 30 % ou plus. Defi-Formation.ch est là pour vous donner les clés. Alors, osez franchir le pas. Apprendre les gestes qui sauvent, c’est simple, rapide, et ça change tout. Vous pouvez être le héros de quelqu’un, sans cape, juste avec vos mains.

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📅 Date: 2025-06-20 10:35:49